L'éveil de Coleoptys - Epilogue

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L'éveil de Coleoptys - Epilogue

Message par Broco le Dim 8 Avr - 12:58

Epilogue

"Le livre lentement se ferme ... Le chapitre final est achevé. L'histoire qui avait commencé dans les grottes de Velia puis dans une forêt enchantée ... Arrive enfin à son terme ..."

Les occultistes du cercle sentent alors le monde changer autour d'eux ... Dans un dernier conte, une dernière pensée ... Utilisant l'essence même d'un dieu du vide ...

"Tout reviendra à sa place"

L'ultime équilibre fut invoqué, et ils tendirent la main au destin ... Bannissant Coleoptys entre les mondes. Ce dernier vociféra une dernière menace ... Puis revint au néant.

"Au coeur de la tourmente ... Chargeant vers le néant ... Vous auriez dû les voir, mes petits héros ... Une puissance renouvelée, abattant un demi dieu ! Les uns frappant de leurs épées et de leur griffes ! ... Les autres invoquant de terribles pouvoirs ... Cette bataille restera silencieuse ... Mais jamais ne sera oubliée ..."

Quand le calme repris sa juste place ... Les vainqueurs de Coleoptys se regardèrent, en cercle ... Leurs yeux fiers, déterminés ... Victorieux.
Ils se remémorèrent le chemin qu'ils avaient parcouru jusqu'ici ... La futaie, le phare, le père Lamouch, le château des piliers et leur chute ... Apophis ... L'aspic, les batailles du rêve, le renifleur ... Ya, Mille-visages et Al'Shedyr ... Le sauvetage de leur mentor ...

Le combat final ... Au cœur du néant ...

"Observez les biens ... Car je continuerai à conter leur histoire ... L'histoire de l'éveil de Coleoptys et du cercle ..."

Le jour ou un conte noir a été réécrit ... En une épopée immaculée ... Le jour ou le monde fut sauvé du néant ..."

Qu'en est-il du monde ?

Leur dernier souhait était un véritable pied de nez au destin ..."

Quand les occultistes visiteront la maison Vaghetti ... Ils ne mettront pas beaucoup de temps à apercevoir la jeune Léna s'amuser dans le jardin ...

De plus, ils finiront par entendre parler d'un manoir discret en Mediah, dans lequel vie une jeune femme du nom de Meridah, seule ...

La famille Bensalem semble avoir disparut de Valencia, et le commerce semble pourtant continuer ... Kaspar, retenu chez Sadusga, semble avoir drastiquement changé de comportement ... Il est calme et confus, comme s'il avait été possédé ... Orphelin, il laisse penser qu'il reconstruira la famille Bensalem sur de saines bases

On entendit plus jamais parler de MacJack le pirate, peut être que cette étrange loutre était l'origine du mal ?

A la tour qui avait abrité le phare du rêve, une stèle est apparut, comme si elle avait toujours été là, une simple inscription un peu effacée par le temps sur cette dernière : "Sona et Araqaï, unis dans l'éternité"

Le père Lamouch trouva le repos, dans un tombeau bien plus confortable qu'une grotte humide ...

Non loin de Velia, une ferme reprenait de l'activité ... Deux enfants s'en occupant. Grimo et Masha commencèrent à accueillir des orphelins pour travailler dans les champs. La ferme fut rebaptisé ferme Gricheroi.

Un petit saunil cherchant à faire ses preuves dans le réseau de McRidy eut enfin son accréditation ... Chausson et monsieur Watson entamèrent une vie palpitante alors ... Semé de mystère et d'occulte !

La pierre de déliement ayant éclatée ... Un homme de pierre noir, observant le ciel une dernière foi tomba en ruine ... libéré de son fardeau, du dernier fragment d'un rituel qui l’emmena a devenir une éternel gardien ...

On entendit parler d'un certain Khan, qui recherchait un groupe d'occultiste pour leur proposer des chasses ... Mais aussi d'une certaine Lyralei Aeteran, une véritable furie dont les mots exactes auront été "Je n'ai pas besoin de chemise, et je me vengerai ..."

Étrangement, de monsieur Toddlepot ne restera qu'une pipe ... Une toute petite pipe ... Vous avez un sentiment de paix ... Comme si toute les âmes persécutées par Coleoptys au cours de ces derniers siècles avaient enfin trouvé le repos ...

Plus de trace des faunes ... Mais a vrai dire, leur musique restera gravé à même votre crâne pendant de longues années ... De très longues années ...

Spoiler:

The way so far ...

"Leur tableau de chasse sera légendaire ..."


3 Akhoulytes
41 pirates-zombies
2 Scribes noirs
18 Scrabs
2 Gardes de Velia
14 Bandits
6 smokers
Sergent Pots
2 fantasme serpentin
1 commissaire priseur de vente aux esclave
McJack
4 assassins de l’aspic
30 à 40 bébé serpents mignons
Apophis
1 garde muté à l’épée enflammée
1 danseuse mutée aux ongles incarnés
1 noble au masque blanc mangeur d’espoir (son nom c’était Maurice)
1 Mille-Visages
35 pique-souvenirs
Tourmenteur, vampire des souvenirs
3 architectes corrompu
1 cauchemar de Mara
2 embroglio de garde
Kezrh-Amoth le père (Renifleur)
11 momies Bensalem
1 Chef de caravane Teztal
4 hyène onirique
8 cauchemars oniriques
1 cauchemar colossale
11 fous de pierre noirs
8 squelettes d’Hexe
1 mère de la couvée dévoreuse de lumière
1 Homme d’ébène
2 Chasseur prime (Dehedshot et Bathaman)
1 ifrit onirique
8 Bensalems possédés
17 délire onirique
1 la reine à la cage d’or
10 scrab d’Al’Shedyr
Mille Visage
Ya la muette
Al’Shedyr

Coleoptys ... ?

Et qu'en est-il de vous ?

Vous retrouvez enfin le calme ... si vos pouvoirs oniriques ne sont plus qu'un souvenir ... Chacun de vous à gardé et petit quelque chose du rêve ... L'histoire est bel et bien terminé, et vous devriez en profiter pour prendre un peu de repos !

De plus, une nouvelle occultiste a rejoint la famille : Mara, celle qui provient du rêve ... Elle semble encore porter en elle, les derniers éléments de ce monde à présent perdu ... Ce monde qui fut créé pour préserver son âme. Elle semble avoir perdu tout ses pouvoirs, mais une flamme nouvelle luit dans ses yeux, à présent entière, elle est plus déterminée que jamais à faire barrage contre le mal, à vos côtés !

Et qu'en est-il de vous ?

Remerciement

Tout mes remerciements à Adrastée qui m'aura aidé à MJter certain event ! A l'association Animi Limina a qui appartient la radio, à ma petite sœur, Violette Alias RosyClockomaton pour ses artwork de touuuute beauté (allez voir ce qu'elle fait si ce n'est pas déjà fait ! Elle a même mis Mara sur sa tarification ! )

A ce propos ! Envoyez moi tous via discord ou sur le forum des screens de vos personnages, j'ai envie d'immortaliser les derniers instants de la campagne ! Si possible face + profil dans l'armure dans laquelle vous étiez lors du dernier affrontement !


Et enfin, des remerciements et pas des moindres à vous tous ! qui avez suivit cette campagne avec une motivation qui m'a réellement fait beaucoup de bien ... Vous avez rendu tout ceci possible et vous avez créé un RP fantastique, qui a réellement donné vie à cette histoire ...

Bref ... Merci, et à la prochaine pour d'autre aventures

"Parce qu'ils avaient encore de nombreuses aventures à vivre ensemble ..."

"Fin"


Dernière édition par Broco le Dim 8 Avr - 15:18, édité 1 fois
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Re: L'éveil de Coleoptys - Epilogue

Message par Bondoulfe de Keplan le Dim 8 Avr - 14:52

Epilogue Bondoulfe

"Le vieil homme souriait, un livre dans les mains et les jambes dans un bain Valencien chaud. C'était fini. Oui, tout était fini. Il avait accompli sa plus grande quête jusque lors, et sans doute la plus grande de sa vie. Il savait maintenant, oui, il savait. Il savait pourquoi ses pouvoirs lui avaient été conférés par son dieu. Le vieil homme eu un frisson. Quel pays étrange qu'un pays où la nuit est glaciale et la journée infernale. Beau, certes, mais ô combien climatiquement désagréable. Tout était dans l'ordre. Ses amis, oui, ses seuls amis depuis Orwel, étaient tous sains et saufs, si ce n'est un vieil ami sans qui tout cela n'aurait été possible. Mais la petite Mara était le témoignage de son existence, l'espoir qu'il avait laissé. Le vieil homme sourit de nouveau en fermant son livre et sortant du bain. Il avait gagné, oui. L'impression de victoire qui l'habitait en témoignait. Mais ce qui le perturbait réellement... c'est qu'il ne se souvenait pas de cette victoire. Sortant et se dirigeant vers un lieu où dormir, le héros regarda le ciel. Il rejoindrait son vieil ami et Orwel un jour. Et toutes les autres âmes libérées du rêve. Mais le temps n'était pas encore venu, non, pas encore venu. Car un héros ne connaît pas le repos avant la fin de son épopée."

"Le vieil homme se tenait au dessus de la tombe. Cela faisait une éternité qu'il n'était venu à Calphéon, en réalité. Il parla alors: 'Nous avons réussis, Lamouche. Je suis désolé de ce qui vous est arrivé. Je vous sait maintenant auprès d'Ellion, et je sais que vous avez œuvré toute votre vie durant pour sauver ce monde envers et contre tout. Rassurez vous, je vais prendre le relais. Reposez en paix, Seigneur évêque. Car je suis devenu la nouvelle Vigilo, en quelques sortes.'. Le vieil homme se pencha alors dans un dernier salut, puis s'éloigna vers la suite de son destin."

"Le vieil homme se tenait sur une colline. Alors, il sentit. Il sentit un mal se manifester une fois de plus. Ce n'était rien comparé à celui de sa dernière aventure, mais un mal est un mal et se doit d'être vaincu. Il saisit son bâton et entama sa route. Car dorénavant et pour toujours, il serait le Vigile, celui qui guette le mal et l'arrête afin de sauver le cœur des hommes."
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Re: L'éveil de Coleoptys - Epilogue

Message par Tezca le Dim 8 Avr - 15:04

Spoiler:

Le livre s'était lentement refermé. Le chapitre final achevé. Le monde sauvé du néant accompagné d'un dernier souhait pour réparer au mieux tout le mal qui avait été fait.

Tezca gardait en son cœur une incertitude. Qu'était devenu Khafar? Al'Khésir le conteur de rêves. Le grand frère de Mara. Portant encore en elle les cicatrices de cette révélation.
Il semblait avoir disparu, mais elle ressentait le besoin étouffer cette incertitude en son cœur.

Elle explorât Altinova de font en comble. Du Repère de l'Aspic au lieu de la mort de Mcjack. Se remémorant avec nostalgie sa voix, ses petits tics de langage, son bon goût incroyable en matière de bas.
Elle usât de toutes ses ressources disponibles. Demandant à ses contacts. Aux contact de ses contacts. Et même aux contacts de ceux-ci. Explorant inlassablement.
Mais rien.
Elle ne trouvât nulle trace. Elle revint alors aux ruines ou elle l'avait vu pour la dernière fois. Se revoyant examiner ses blessures et constater deux siècles de vie reprendre leur droits sur son corps sans qu'elle n'y puisse rien.
Elle adressât une prière à son âme, heureuse qu'il ai au moins pu trouver le repos. Lui promettant de continuer de veiller sur sa sœur comme si elle était la sienne. Elle fit bruler un peu d'encens dont le vent dispersa les cendres. Sa façon a elle de fleurir la tombe de son ami. Puis elle prit la route.

Alors qu'elle s'en allait. Les esprits du vent du désert soufflèrent en douceur pour l'accompagner. Une brise chaleureuse comme une étreinte rassurante.
Le vent soufflât a son oreille.

"... Ah, ces bas ..."

L'elfe comprit alors qu'elle aurait sans doute une affinité particulière avec cet esprit des vents...et que le désert ne lui semblerait plus jamais aussi hostile.
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Message par Rokuchan le Dim 8 Avr - 15:37

La magicienne observait vaguement Heidel alors qu'elle s'en approchait. Appuyée sur le bâton serpent, elle ne put empêcher un sourire d'étirer ses lèvres. Un sourire où la joie mêlait la tristesse. Ou l'espoir se teintait de nostalgie.

C'était fini. Plus d'Al'Shédyr, plus de Ya, plus de Rhadastazh... Elle en avait l'intime conviction. Ses pensées s'enflammèrent alors qu'elle foulait enfin le sol de la capitale Serendienne, se dirigeant très lentement vers sa maison sans pour autant voir les vivants autour d'elle, ni l'agitation qui ne manquait pas d'ébranler la ville.

Elle repensait à tout ce qu'elle avait ressenti, son empathie qui s'était enflammée au contact de ces êtres bicentenaires. Au visage d'Al'Shédyr qui l'avait tirée d'une mort certaine, à ses indices qu'elle avait réussi à attraper au vol... A Ya, qu'elle avait innocemment enlacée pour offrir une étreinte enfantine purement affective... à Rhadastazh dont le visage était immortalisé sur son carnet...

Elle pensait aussi à ceux qui n'en n'avaient pas réchappé du tout. A Akhala qui n'avait voulu qu'une chose, sauver les enfants. A Kashala qui avait connu une fin tragique, deux fois... à Khafar, ou plutôt, Al'Khésyr, qui s'était éteint, et malgré tout, les avait accompagné jusqu'au bout... A Heqett, qui était au final un bon allié, mais a subi les retombées de deux siècles de rancoeur... Aux Bensalem, à Philéas, au chef de Caravane Teztal. Aux deux filles orphelines de ce dernier. Peut-être brûlées vives... ? Elle n'avait guère pris le temps de s'en inquiéter... quelqu'un le ferait sans doute pour elle, elle l'espérait en avançant vers sa maison.

L'espoir et la vie malgré tout. Elle s'arrête à quelques pas de sa porte, et regarde le bâton. Qui est, pour elle, bien plus qu'un bâton. Elle sourit, d'une tendresse intense, en le voyant briller un peu. Nocturnal. Sa petite victoire personnelle... Chaque chose à sa place, la sienne étant à ses côtés... Elle n'était plus jamais seule. Et peut-être... peut-être que bientôt, elle pourrait physiquement le ressentir, cette présence.

Se reprenant, elle regarde sa porte, et inspire profondément. Sa main vient, fébrilement, récupérer sa clé, la serrant un peu, pour compenser son manque de toucher... Elle se concentre sur sa serrure, et tourne lentement la clé, tremblant légèrement... Son regard se pose sur une des deux petites fioles noires à sa ceinture, mais elle repousse fermement le besoin d'en prendre une goutte et entre chez elle. Elle avait une dernière discussion à réaliser... Avant de songer déjà à son voyage à Mediah.

Elle avait, après tout, promis un verre à une alliée qui a survécu.
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Re: L'éveil de Coleoptys - Epilogue

Message par William Duncaste le Dim 8 Avr - 18:44

Le lendemain:
Shakatu, le lendemain du Souhait.

L’air est frais, et les astres illuminent un ciel sans nuage, au dessus de ce petit coin reculé du monde. Une forte bourrasque s’engouffre à l’intérieur des tentes dont les toiles se gonflent, la rafale traverse le village et embarque avec elle un cône encore incandescent,des morceaux d’herbe séchée,  tassés et enroulés dans un fin papier.


«… Fait chier.»

Un peu plus haut sur une passerelle de bois, une silhouette est appuyée su une rambarde. Un grattement contrarié de barbe, un chapeau remis en place, et voilà déjà l’homme mettre la main sur sa besace, à la recherche du précieux tabac.

Le calme après la tempête, et quelle tempête. Ses iris hétérochromes  se promènent en contrebas, observant ce qui a longtemps été hors de portée, ce qui a manqué, quelque part, mais surtout, ce pour quoi un long combat fut mené. Le quotidien, la vie, l’équilibre.

William semble dubitatif. A côtoyer les songes et la folie, il était difficile pour le chasseur de retrouver un semblant de conversation, de politesses, courtoisies, et autres marques d’éducation et d’attention lié aux communs des mortels. Quelques marchands n’avait pas manqué de tenir la jambe de l’investigateur le temps de la caravane jusqu’à Shakatu, et Dieu celui que vous voulait sait qu’il eut le temps long.

Son regard trouve, puis s’attarde sur une jeune femme en contrebas, qui semble négocier ardemment une bouteille de vin, face à un marchand qui vient de plier boutique. Un sourire sur dessine au faciès du vairon, qui s’accentue lorsque les bouclettes aux reflets auburns de la sorcière s’agitent.

Cette petite joie, tendre et malicieuse, se trouve alors éphémère. Un claquement de briquet, et  une nouvelle cancerette prend vie, alors que William regarde en arrière….



« Ce doit être ça, le temps des regrets... »

...Pense t-il, alors que le visage de Lamouche revient à son souvenir. Il se souvient de sa vaillance, du courage qu’il véhiculait. Un homme brave, et de foi. Il se souvient également de son envol, et du craquement sinistre de sa nuque. Les images filent et défiles, se montrent, fugaces, avant de se terrer au creux de la conscience, prêtes à surgir alors que la vigilance s’endort, alors que l’homme cherche le sommeil.
Les enfants disparus, la trahison forcée d’Heqett, Les doutes, les pertes, les blessures, et le désespoir…

Le chasseur prend une profonde inspiration, entre deux souffles nimbés de tabac. Il effectue un lent geste de la main, comme chassant quelques tristes pensées.
De cette amertume aidée par une fatigue opulente, une fierté  et un soulagement se relèvent.

«Chaque chose à sa place. »
Un cercle de douleurs brisé, des siècles de malédiction chassés, une entité de l’au delà sacrifié pour le bien commun, et l’équilibre d’une  balance qu’elle avait elle-même fait basculer. Une somme d’inconnus devenue une équipe, des erreurs et destins réparés.. C’est avec détermination, espoir, et solidarité, que du néant née le triomphe.

L’ourouboros niché à l’index de William tourne lentement sous son pouce, il le scrute, songeur, avant de souffler pour lui-même.


« Il est grand temps de se reposer. »


Quelques jours plus tard:
Quelques jours plus tard, à l'adresse indiqué par un vieil héros.


Après une retraite à Shakatu, William aura pris la route du Sud, et aura surtout pris son temps. Certains parlent d’une halte chez une femme pleine de solitude. Il se sera arrêté un temps oui, curieux des possibles projets de l’héritière des Vigilo, une future mariée devenue une amie d’infortune.

Après cette visite, difficile de savoir ce qu’est devenu l’occultiste. Seules deux certitudes demeurent. Il n’a pas retrouvé l’Ouest, et il évolue en tandem, avec sa sorcière préférée.



Des semaines après:
Des semaines après le Souhait.

Bon sang.. Uther, je passe  à ta droite !

William fonce en avant, revolver en main. Un scolopendre géant l’encercle, lui et ses camarades. Il bondit en avant suite à une couverture de Quodha et Tezca, Thars’ le propulse en avant, Sadusga veille sur ses arrières, Bondoulfe l’encourage en citant Elion. Il s’élance, lame en avant, le scolopendre charge de sa gueule vorace,ses pinces s’ouvrent, claquent…. Et quelque chose pince le bras de l’occultiste.

..Bordel de !


William s’agite, sa bouteille de rhum glisse de son hamac pour se briser sur le ponton du petit village portuaire, aux pieds d’une loutre, qui le dévisage. Elle revient lui pincer le bras avec son bâton.


« Vous avez dit régler des problèmes à votre venue ici, M’sieur William, et des problèmes, maintenant, on en a ! »

La loutre continue dans un flot de parole.Un groupe de brigands Medhien qui enlèvent et torturent des loutres pour vendre leurs fourures..  Un poisson géant, oublié des mémoires depuis des décennies.. il apporte naufrage.., une traque.. Enfin, quelque chose comme ça. Wililam n’écoute que peu, se frottant le visage dans un grognement d’ours, encore troublé par ce cauchemar, toujours et même cauchemar.

« … c’est par là bas qu’il passe, couic ! Et la grande Shalessa dit que seuls des.. pro-fe-ssio-nnels peuvent s’en occuper. On peut compter sur v… non mais vous m’écoutez ?! »

« Ouais ouais... » William renifle, de mauvais poil. Il s’extirpe du hamac une jambe après l’autre alors que la loutre s’éloigne de la petite demeure, exaspérée. L’homme la suit du regard, avant de marmonner dans sa barbe. «P’tit rat merdeux qu’vient m’faire chier sur m’terasse, s’loprie de.. »

Quelques grincements sur le plancher font taire le grincheux, Il pose son regard sur le paréo, puis le lève jusqu’au visage de la sorcière, rayonnante. Elle avait tout entendu.

« Il est temps de s’y remettre, très cher. »

L’occultiste grogne un peu, mais sous cette sale humeur et cette attitude réfractaire, un manque jusque-là latent, endormi, pulse et frappe au cœur et à la tempe de l’homme. Des sensations oubliées, et un métier qui change un homme, un devoir d’équilibre.

Il affiche un bref sourire, avant de répondre à la Tharsilla.


« Je vais envoyer quelques courriers, à de vieux amis.. »
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Re: L'éveil de Coleoptys - Epilogue

Message par Tharsilla Aymon le Dim 8 Avr - 19:36


Le jour succède à la nuit,
Quand sonne le glas de l’ennui.
La lumière écrase les ténèbres,
Sinistre craquement de vertèbres.
Les mots retournent à leurs pages,
Sans doute le choix le plus sage.


La fatigue alourdit ses épaules. Une chape compacte, indélogeable, contre laquelle elle ne prit même pas la peine de lutter. Des jours. Des semaines. Des mois venaient de se rappeler à son bon souvenir. L’envie de dormir obnubilait son esprit quand la sorcière s’effondra pour un sommeil sans rêve. Le premier depuis longtemps. Il n’y avait rien qu’un néant bienvenu, qu’une absence, corps et âme, le temps de quelques heures.


Le fil du quotidien,
Au bout détricoté,
Retourne entre les mains,
Pour être préservé.
Il semble si fragile,
Longtemps mis de côté.
Mais les doigts agiles,
Vont le rafistoler.


Les paupières vinrent frémir lorsque les rayons du soleil en chauffèrent la peau. Les prunelles cendres embrassèrent la pièce, s’attardant sur leur essentiel dont la lente respiration rythmait l’espace d’un souverain calme. Elle l’avait presque oublié, ce que c’était. De ressentir autre chose que la crainte. Autre chose que la menace. Cette sensation la laissait d’ailleurs incertaine, petit animal farouche qu’il fallait réapprivoiser. Réapprendre. A souffler. A être sûr. Sûr que c’était terminé.


Les heures défilent,
Et rien ne paraît.
Le sourire reparaît,
Sur les visages fébriles.

Le cœur, s’il bat,
N’est plus sous la douleur.
De nouvelles couleurs,
L’ont rendu bien moins las.

Il n’y avait plus d’empressement dans ses gestes quand les bagages durent se boucler. Il n’y avait plus de lourdeur sur ses traits, au défilement du paysage, au sein de l’apathique caravane. Oh oui, elle lui paraissait lente, presque au ralenti. Mais elle n’en était pas peinée. Ni agacée. Que tout puisse le prendre, son temps, voilà qui lui convenait. Elle avait besoin de goûter chaque seconde, dans une cotonneuse paresse. Profiter. Shakatu fut pour elle tout d’une terre étrangère. Chaque pas avait tout de la nouveauté et de l’étrange. Elle avait le droit. Le droit d’être avachie sur un sofa et de ne pas s’en lever des heures durant. De boire jusqu’à plus soif. D’oublier que les minutes s’égrènent. D’oublier qu’il y avait une mission à remplir. D’oublier. Quelques jours. Quelques heures.

Il reste pourtant un grain,
Subtile souvenir enfoui,
Qui par instant reluit,
Et s’éveille soudain.

Dans la mémoire, il brasse,
Quelques relents sinistres,
Et c’est dans ce registre,
Que l’esprit il harasse.

Le corps frémit, troublé,
L’œil cherche la lumière,
Dans l’obscurité, erre,
Le calme oublié.

Il lui restait parfois des sueurs. Froides. Sous la chaleur de l’Est. Arrachée aux limbes, peuplées de tourmentes, la donzelle cueillait le réconfort comme une fleur précieuse. Les choses simples apaisaient peu à peu les angoisses. L’agitation aqueuse d’un petit peuple scouicquant offrait à Tharsilla des distractions nouvelles. Dans cette cabane recluse, ses doigts ne s’entortillaient plus pour tisser dans l’air quelques savants sortilèges. Ils nouaient lascivement un paréo coloré, dont les motifs chatoyants dansaient le long de ses hanches. Il n’y avait plus grand-chose d’Allisarth dans cette démarche gracile, ni d’agilité féline dans la cheville qui se déroule. Mais à son cou dansait maintenant un chat, petit pendentif doré, trituré entre les doigts.

«  - Je vais envoyer quelques courriers, à de vieux amis.
- Tu parviens encore à tenir une plume près d’un parchemin ? »

Le sourire mutin éclaira son visage. Il revenait de plus en plus fréquemment. Parfois, une ombre traversait ses prunelles grises, y dessinant des sillons d’orage. Chaque chose était maintenant à sa place. Certains avaient hélas perdu la leur. De ces départs, il restait des plaies mal cicatrisées, qui se rouvraient parfois. Pour les panser, Tharsilla dessinait quelques symboles, volutes ésotériques, d’une écriture automatique, où son esprit voguait.

Ainsi vint le point final,
D’une histoire devenue centrale.
Repose la main du conteur,
De ce monde, le créateur.

Son souffle balaie le désert.
Parfois, l’œil encore espère.
De voir sa silhouette s’esquisser,
Et sa démarche se profiler.

Mais l’oreille n’accrochera plus son rire.
Il ne reste qu’un souvenir.
De précieux enseignements,
Et son étoile au firmament.

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Re: L'éveil de Coleoptys - Epilogue

Message par Ikhlas le Mar 10 Avr - 9:48

Spoiler:



Lorsque le valencien leva les yeux vers le ciel de cette nuit valencienne, il s'émerveilla encore de sa beauté, qui n'existait nulle part ailleurs. Il n'y avait ni début, ni fin, dans cette immensité aux milles teintes chatoyantes, qui se piquaient du scintillement de constellations pourtant déjà mortes. Si cette vision du ventre ouvert de l'univers l'emplissait toujours d'un profond sentiment de calme, elle réveillait pourtant toutes ses blessures et le précipitait alors lentement dans une mélancolie qui n'appartenait qu'à lui.

Seul ici, dans cette vaste cité aux pieds du monde, Ikhlas flottait au dessus des dômes d'or et des tours effilées, à l'image d'un souvenir oublié. Sur les terrasses éclairées par le reflet de la lune dansaient des spectres fanés, les rues et les venelles laissaient entendre des murmures depuis longtemps éteints et le sable glissant sur les pavés noyait les vestiges des temps jadis. Chacun de ses pas dans la poussière de sable de Valencia soulevait les silhouettes de ces fantômes du passé, qui n'avaient jamais cessés de le hanter et dont l'air brûlant d'Orient portait encore les voix et les fragrances dispersées aux quatre vents. C'était comme traverser la mémoire du temps, marcher sur les chemins des soupirs perdus, ou errer dans les voiles déchirés de son existence. Dernier de son espèce, Ikhlas se surprenait à guetter les contours d'un visage surgit d'autrefois et qui se serait trouvé là par miracle, toujours au même endroit même après toutes ces décennies. Et bien sûr, sa quête demeurait vaine et sans espoir, n'ayant plus de socle sur lequel éclore. S'en détachait ce sentiment de ne plus être l'enfant de quiconque, d'être aujourd'hui un homme trop vieux pour pouvoir renaître et trop jeune pour vouloir mourir, pris au piège entre le début et la fin d'une vie. Un homme brisé aux multiples plaies maladroitement refermées avec l'espoir de survivre à tout ce qui venait.

“Pourquoi sommes-nous encore en vie ?...” lui avait-il demandé. Une question qui ne cessait de le tourmenter, tout comme la réponse qu'il avait donné. Était-ce réellement cela ? Rester pour en guider d'autres sur les sentiers tortueux du quotidien ? Tomber, se relever, combattre encore pour préserver l’Éternité de ceux qu'il aimait et qu'il avait aimé ? Garder, conserver, flotter comme un ballon solitaire dans les vastes landes du firmament. Puis brûler à l'intérieur d'une rage dévorante qu'il avait échoué à étouffer.  De Coleoptys il lui restait cette honte qui lui nouait la gorge, celle d'avoir été soudain réduit au néant, souillé dans ses plus intimes trésors. La terrible honte d'avoir marqué ces esprits chéris d'une image monstrueuse de lui-même, l'humiliation d'en porter encore un poids suffisant pour ne plus supporter d’apercevoir son reflet dans une flaque.  Des cauchemars qui peuplaient ses nuits où son corps et son esprit revivaient l'horreur d'une blasphématoire naissance, quand la peau se déchirait, quand résonnait le fracas des os disloqués et l'étau cruel d'une main invisible broyant son cœur.

Mais telles des perles de lumière dans l'obscurité de ces tourments intérieurs, brillaient les visages de ses compagnons. Phares dans la mer infinie, ils guidaient son triste navire prit dans la tempête jusqu'au rivage, porteurs d'espoirs, rendus plus éclatants encore par ces longs jours d'horreur. A son image, forgés dans la lave ardente d'un volcan de souffrances, ceux qui lui survivraient avaient su démontrer une force et une résistance qui l'emplissait de soulagement et de fierté. Le vieux maître se satisfaisait de laisser à la Cause un avenir aussi scintillant que féroce, lui qui savait que cette extraordinaire victoire contre un ennemi d'une puissance comme il n'en avait encore jamais connu rendait déjà ses adoptés meilleurs que lui-même.  Des étoiles montantes, dont il sentait vibrer les éclats d'énergie offerts à l'intérieur de sa propre poitrine.

Tandis qu'il s'arrêtait devant la silhouette tassée d'une maison depuis longtemps fermée, Ikhlas comprit que ce combat de tous les temps soldait la fin de son époque, et le début d'une nouvelle ère où il n'aurait bientôt plus sa place. Une ultime bataille, un poids dont il était libéré, une longue étreinte de glace, la dernière, celle qui l'avait fait exploser en une constellation de morceaux d'âmes dérivants jusqu'au centre de la terre. Car si le Mal avait été rendu au Néant, sa mémoire se rappellerait encore longtemps de ces effroyables visions où il avait assisté, impuissant, aux supplices de ses enfants hurlants devant l'insoutenable.


---------------------------------------------------------------------

Spoiler:


Ses doigts s'enfoncèrent dans le sable chaud comme dans de l'eau. Il les laissa là un long moment, bercé par le doux contact des éléments, scrutant du regard les dunes immuables. Finalement, il ramassa dans sa paume une pyramide de soie jaune qui, lentement, s’égraina un peu entre ses doigts. Il approcha l'urne d’ébène et laissa s'écouler dans le ventre du réceptacle le sable, mince filet, ainsi recueillit.

“Né du désert dans la maison de Dieu, retournes aux bras du Créateur. En sable tu vins, au sable tu reviens, au jour du trépas. Que meurt ton corps, mais demeures ton esprit dans la clarté éternelle d'Aal. Fan'dah ran'jaki roum rabia'm.”

Le valencien reposa le couvercle sur le cercle obscur de l'urne et, comme le voulait la tradition, en scella à jamais l'ouverture en laissant couler sur le bord la cire liquide d'une bougie d'un blanc pur. Ses mains caressèrent la silhouette noire du vase canope qui reposait maintenant sur ses genoux.

“Fan'dah ran'jaki roum rabia'm Aal ifatü...” répéta t-il dans un murmure qui se laissa porté par les vents brûlants du désert.

Ikhlas ne l'avait pas vraiment connu et ne savait toujours pas très bien s'il l'appréciait ou non. Il plissa le front sous la réflexion et considéra que, finalement, ce n'était pas si important. Pragmatique, il considérait que le vieil homme avait bien mérité la paix de son trépas. Peut-être l'enviait-il même un peu d'avoir su offrir au monde une sortie de scène aussi mémorable, en bon original qu'il était. Un être à part, à mi chemin entre les univers, le regard effrayant et perspicace, une haleine fétide et une malice presque cruelle. Peut-être ne l'avait-il jamais aimé finalement, ce vieux fou qui l’appelait “Rhassam” en faisant fi de toutes ces protestations... Mais au moins pouvait-il partager et imaginer le poids des secrets qu'il avait porté si longtemps sur son dos, en se masquant derrière une folie qu'il avait utilisé comme un gage de tranquillité et de sécurité, une manière d'entretenir sa mystique personnelle aux yeux des autres. Vivre 200 ans ainsi... Ikhlas en frémissait d'horreur.

“Né du désert dans la maison de Dieu, retournes aux bras du Créateur. En sable tu vins, au sable tu reviens, au jour du trépas. Que meurt ton corps, mais demeures ton esprit dans la clarté éternelle d'Aal.”

De sa maigre besace, le valencien en sortit un petit burin et un marteau court. Il coucha l'urne contre la pierre de grès sur laquelle il était assis et lentement, commença à graver sur la surface polie du réceptacle, ces mots antiques qui lui traversèrent l'esprit.




Le long du fleuve
d’une jeunesse perdue
engloutie dans la boue
jusqu’aux hanches
de journées remplies de sens
Ce n’est qu’avec toi,
vieil homme, poussière de charbon,
que j’ai aperçu
la lampe d’un autre tunnel.
L’or noir du temps qui file,
le temps immobile
Mangeur de pierres,
tombé d’une falaise lointaine
ton cri, on l’entend d’ici
ton cri nous assaillit
de coups de vérité.




Son travail achevé, Ikhlas chemina et serpenta entre les rues encombrées de la cité aux milles couleurs, le vase entre les mains qu'il tint religieusement. Ses pieds foulèrent le sol du mémorial, là où se mélangeaient le sable, la pierre et la cendre que tenaient entre leurs flancs des milliers d'urnes funéraires, brillantes sous le soleil de midi, à l'abri dans leurs niches silencieuses.  Ses pas trouvèrent sans peine le creux de pierre où reposaient depuis si longtemps les cendres des siens qui, sans doute, ne l'y attendaient plus. Il mira un instant les souvenirs qui s’étalaient là, immobile, tandis que le vent chaud secouait dans ses bras les draps et tapis pendus aux fenêtres voisines.

C'est au côté d'une toute petite urne en nacre blanc qu'il déposa le vase canope, délicatement, dans un léger tintement contre la pierre. Le valencien passa une main entre les poteries immobiles pour chasser de la niche mortuaire la poussière, le sable et les débris qui s'y étaient accumulés.

Il venait trop peu souvent, il le savait. Et pourtant... il savait que les morts souffraient parfois autant que les vivants de la froide solitude de l'Au Delà.


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Re: L'éveil de Coleoptys - Epilogue

Message par Broco le Mer 18 Avr - 13:24

Musique:

"Mon monde s'est effondré en un clin d’œil ... Détruit par un dieu, dieu détruit par ... Eux."

Cette nuit là, Mara se réveillait au milieu de son sommeil … Tout s'était passé si vite, l’affrontement, la mort, le sacrifice et enfin la victoire. La jeune fille se leva de sa couche, à pas feutrés, et vint jusqu'à la fenêtre de sa chambre, observant la pleine lune.

"Le destin, c'est un machin rigolo, comme une histoire déjà écrite ... Aucun personnage n'apparaît sans bonne raison, alors me voilà. Me voilà ..."

elle récita plusieurs fois cette dernière remarque ... Commençant à ressentir ce monde comme le sien, entouré de véritables héros de l'ombre, de véritables inspirations ...

Un sourire anima les lèvres de la jeune fille, à présent résolue, et un léger éclat sombre vint voiler un instant son regard ...

"Ce n’est pas comme si j’étais normale ..."

Mara rêva à son avenir, deviendrait-elle une bretteuse hors pair ? une érudite implacable, une sorcière au caractère grognon, une puissante magicienne ou une tireuse habile … C’est tout cela en même temps qu’elle voulait être.
Plus que tout, elle voulait suivre les traces du cercle et venir en aide à un monde blessé par la noirceur et les ténèbres… Les ténèbres qu’elle renfermait en elle, produit d’un dieu du vide …

"Je veux me battre, pour eux et pour les autres, face aux ténèbres ... La lumière face au néant ... Et puis vivre ... ça me plait bien de vivre ..."

A jamais, elle serait l’héritage de Coleoptys … Mais son héritage ne s’arrêtait pas à ça, par le souhait de ceux qu’elle voudrait appeler à présent ses compagnons et sa famille … Son devoir serait de protéger l’équilibre.

"Et que tout revienne à sa place” pensa t-elle, fixant la lune ...

Après une longue contemplation silencieuse … Elle se détourna de l'astre lunaire, se glissant à nouveau dans son lit.

C'est ainsi que Mara, la fille du néant ... Pu rêver pour la première fois de sa vie ...

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Re: L'éveil de Coleoptys - Epilogue

Message par Tezca le Lun 9 Juil - 22:38

Un livre s'ajoute à la collection de la cave. Plutôt fin, et doté d'une couverture rugueuse comme le sable du désert. Son brun clair rapelle les dunes. Sur cette couverture, en lettre noires, on peut lire "Al’Khésir Loqam Tehal, Kafar".

Le livre semble enchanté à la vue des écritures elfiques parcourant son dos.


Al’Khésir Loqam Tehal a écrit:
Je m’excuse pour les éventuels manque de précision dans cette histoire.
Elle me ramène à un période trouble pas si lointaine. Très dense en informations et en émotions.
Et aussi grave en termes d’enjeu. Cependant, je sais qu’elle est  à peu près exacte.

C’était il y a très longtemps.

Un peu plus de deux siècles environs à Altinova, vivaient un jeune frère et sa petite sœur.
L'histoire ne dit pas ce qui était arrivé a leurs parents mais ils s'étaient retrouvés seuls très tôt. Livrés à eux même. Veillant l'un sur l'autre de leur mieux, avec cœur sur la main.

Pour le grand frère sa petite sœur était le trésor de sa vie. La pureté incarnée. Sa raison de se battre et continuer.  Sa source de joie. Elle était si douce et si gentille, qu'a chaque fois qu'il se sentait triste ou mal, par un seul de ses sourires elle parvenait à dissiper les sombres nuages de ses pensées et illuminer sa journée.Il veillait sur elle et la protégeait de son mieux. Elle était sa seule famille.

Pour la petite sœur son grand frère était un héros qui veillait sur elle et l'aidait à survivre. Auprès de lui elle ne se sentait jamais seule et elle savait qu'il était la pour la protéger. Il était si fort et si malin, que rien au monde ne pourrait leur faire du mal. Il était sa seule famille.

Quelques années plus tard, alors que lui atteignait à peine 20 ans et elle 10, Ils avaient trouvé une certaine stabilité. Tous les deux avaient réussi à s’instruire. Ils savaient lire, écrire, conter même des histoires avec un talent certain. C’est alors qu'ils traversaient ensemble les épreuves que la vie leur opposait, qu’un malheur frappât le monde.
La peste Noire.
On l'appelait aussi la peste bubonique. C'était une maladie horrible et très contagieuse. Les malades souffraient de fièvre terrible, leur peau s'écorchait en des plaies purulentes, et d'horribles bubons apparaissaient sur tout leur corps explosant parfois en répandant du pus infecté.
Cette maladie frappait tout le monde.

Riche ou pauvre
Jeune ou vieux.
Calpheonnien ou Valencien.
Personne n'était à l’abri.

Quand on était touché...on était vite mis à l’ écart afin de ne pas contaminer les autres. On mourrait seul ou en couple, toujours terrifié au milieu de râles d'agonie des autres mourants. La maladie faisant grandir petit a petit la souffrance et le désespoir au fur et a mesure que les rêves et les flammes de vie s'éteignaient...
Le frère et la sœur connaissaient la douleur de la solitude et la difficulté de la lutte pour la vie. Alors ils étudièrent et se mirent à aider de leur mieux les malades. Ils fondèrent un dispensaire en lieu et place de l’Aspic. Essayant de soulager la souffrance, de trouver un remède à cette terrible maladie.

Hélas.
En parlant avec un malade pour le rassurer, la jeune sœur de 10 ans fut touchée par le liquide d'un bubon et attrapât la peste à son tour.
Le grand frère était fou de désespoir. Il tachait de la soigner de son mieux de la rassurer. Il fit tout ce qu'il pouvait pour la sauver. Son trésor. Sa seule famille. Sa sœur adorée.

Mais la mort est impitoyable.
Elle tournait dans le ciel attendant l'heure de venir collecter son du.

Le grand frère angoissait, il la surveillait dans le ciel. Se répétant "ça va bien aller. Tout va bien se passer." Comme un mantra pour se rassurer. Refusant de voir s’accomplir ce terrible destin.
"Tant qu'elle ne se rapproche pas tout ira bien."
Hélas le vautour descendait déjà lentement.
Il touchât de sol pour se changer en faucheuse noire.
La petite sœur courageuse,  malgré la douleur qui la terrassait, voulu le rassurer comme elle pouvait. Elle lui susurra faiblement "Je t'aimerai toujours, s’il te plait, ne soit pas triste." Puis elle succombât à la maladie dans les bras de son frère en larmes, fou de honte de n'avoir pas été a la hauteur pour la protéger. De l'avoir exposée à ce risque. Il se sentait indigne, et surtout, terriblement seul. Un gouffre béant de vide dans son univers et sa vie.

Les jours, les semaines, les mois passaient.

Mais il avait perdu son soleil.
Des nuages gris envahissaient ses pensées. Et le souvenir du sourire  de sa petite sœur ne suffisait plus, il lui rappelait combien elle lui manquait. Il chérissait pourtant ce souvenir plus que tout au monde. La douceur, la pureté, l'innocence de sa tendre petite sœur.

Le grand frère avait rejoint un groupe de conteurs qu’il connaissait depuis quelques années et l’avaient aidé à s’instruire.  Les conteurs noirs.  Un groupe créant des contes plus sombres mais paradoxalement plus éclairés sur la réalité de la fatalité du monde. Cela lui convenait d’autant plus depuis cet instant tragique. Son mentor était Nocturnal, un scribe très doué et passionné d’érudition.

Le meneur  du groupe, Al'shédyr, était un érudit également, et le gardien d'une grande bibliothèque vouée à cet aspect des contes, a la conservation de savoir ancien.
Mais hélas un drame eu lieu.

Si longtemps cette histoire fut un mystère, on sait aujourd'hui ce qu'il se passât dans le groupe.

Kashala avait été promise par son père Al'shédyr au fils héritier de la famille Bensalem. Une puissante famille de marchand. Cela permettrait de pérenniser la conservation de la précieuse bibliothèque. Seulement Kashala, elle, aimait tendrement un autre homme, Nocturnal. Ils alimentèrent cet amour interdit. Un enfant, Niris, naquit de cette union.

L’union promise avec la famille de marchands tombât à l’eau. Les Bensalem se sentirent insulté et traquèrent le groupe sans relâche.
La fuite durât longtemps, mais les Bensalem étaient puissants...et au bout de quelques années ils vinrent aux portes de la bibliothèque cachée pour se venger.
Finalement le désespoir de Shédyr qui voulait protéger les siens, la bibliothèque, et son petit fils, provoquât un acte de folie. Il invoquât un être du néant, et liberât Coleoptys pour asservir les Bensalem.

Au début, cela semblait avoir bien fonctionné.
Malheureusement son petit fils se retrouvât contaminé sans qu'il s'en rende compte. Le jeune garçon, plein de douceur et de gentillesse, succombât petit à petit à la présence de Coleptys. Quant ils comprirent ce qu'il était en train d'arriver, il était trop tard.

Al’Shédyr réalisât que seul un grand sacrifice pouvait sauver le monde.
Le sacrifice des douze enfants de la petite école du groupe des conteurs, pour pouvoir sceller un pacte avec Coleptys et l'envoyer dans le rêve.
Chaque membre du groupe succombât a la folie en découvrant petit a petit la trahison d'Al'shédyr. Que ce soit par l'horreur du sacrifice des enfants, la perte de Niris, ou par la trahison d’Al’shédyr devenu fou disposant de leur vies pour son projet fou.

Certain durent se sacrifier, ou furent sacrifié, pour devenir les piliers du rêve.
La nouvelle grande prison de Coleoptys
Pour ce qui concernait le grand frère, Al’Khésir Loqam Tehal.
Il Fut trahis par son ami Shédyr qui lui plantât une dague dans le cœur et l'asservit. L'obligeant à perdre son nom, il s'appellerait désormais Khafar, et vouerai sa vie à nourrir le rêve d’âmes pour apaiser la soif de Coleoptys.

Ivre de colère. Al'khésir désespérait de voir à nouveau des enfants innocent mourir, de voir Niris être consumé par Coleoptys. Il rassemblât tout son courage et son dévouement, tachât de canaliser sa colère, pas pour se venger Al'shédyr, mais pour créer une prison. Il voulut tenter de protéger Niris. Enfermant coleoptys en lui pour qu'il ne puisse plus nuire. Pour que plus personne, ni les enfants, ni ses amis, ne souffrent à nouveau de perdre des personnes chères à leur cœur.

Il scindât son âme en plusieurs fragments liés par son bâton.
Khafar, l'esclave de Shédyr condamné à alimenter le rêve, se drapant dans un mélange de mystère et de douce folie pour supporter son existence de douleur et de servitude.
Om'Roktu, la partie colérique de son âme enfermant Coleptys en son sein, limitant drastiquement la faim de ce dernier et son pouvoir corrupteur, mais balloté dans une lutte éternelle entre sa colère et sa raison.

Deux longs siècles passèrent. Des siècles chargés d'autres drames, Malgré la puissante prison de colère, la folie de colleoptys revenait lentement corrompre le rêve tous les cinquante ans, et un om'syndol était nécessaire...des sacrifices d'enfants...plongeant un peu plus à chaque fois les conteurs et les piliers dans la folie. Deux siècles ou, Al’Khésir Loqam Tehal, ou plutot Khafar desormais, préparait son œuvre, regroupant de la puissance et de la force pour un événement déclencheur.

C'est alors qu'il eu enfin lieu. Khafar pu tromper la surveillance de ses bourreaux de façon subtile. Il trouvât un groupe d'individus, de tous horizons. Avec du coeur et du courage à revendre. Ses élus. Les héros de SON histoire, avec lesquels il pourrait enfin réécrire ce conte sombrant dans la folie.

Il usât de la puissance accumulée pendant tout ce temps pour pouvoir donner corps à son rêve. Il donnât à l'innocence et la pureté, une AME propre, une VIE propre a elle seule, et un pouvoir. Celui de repousser la corruption du néant.
Elle fut libérée quand les aventurier allèrent dans la Futaie des Songe et parvinrent à l'en détacher.
Elle prit la forme qu'Al'khésyr avait choisie. Ce qui, a ses yeux, représentait le plus la pureté, la douceur et l'innocence. Le doux rêve et le doux souhait qu'il chérissait depuis toujours. Rendre la vie sa défunte petite soeur morte dans ses bras et qu'il n'avait pas su protéger. Mais qui était pourtant encore bien vivante dans son esprit et dans son cœur malgré toutes ces années.

Mara Loqam Tehal.

Il allait encore beaucoup sacrifier afin qu'elle puisse vivre et trouver la paix.
Elle même apprendrait et trouverait en elle la force de surmonter ces épreuves. Il lui faisait confiance, il la connaissait bien. Sa petite sœur chérie. Aidée de sa nouvelle famille, elle pourrait se libérer et enfin être heureuse en compagnie de gens qui l'aiment. Avoir la famille qu'elle mérite. Tandis que lui serait enfin libéré après ces deux longs siècles.
Mais il continuerait à veiller sur elle, libre et l'esprit clair. Ne faisant qu'un avec l'esprit du vent du désert.

Tezca Nerwende Rosendilme

Alors que la dernière page du livre s'ouvre, la magie s'active, un crystal d'écho se fait entendre...


L'illusion d'une douce brise, chaude et sèche, chargé de l'odeur si caractéristique du sable, se lève. Elle souffle délicatement aux oreilles du lecteur. Une lyre se met a jouer une douce mélodie. Envoûtante, belle et mélancolique.

Une voix féminine se met a chanter, celle de l'auteure pour ceux qui la connaissent. Elle chante d’une voix douce  mais plutôt grave, semblant être accompagnée par le chant d’une voix dans le vent. L’étrange chœur ainsi formé semble formuler un souhait.

Marchand de sable, Donne-moi un rêve.
Fait la plus mignonne qu'une lune qui se lève.
Donne-lui des pensées de roses et de douceur
Et que ses nuits ne soient plus faites de torpeur.


Le ton du chant se modifié légèrement, comme portant subitement le poids d’une solitude de plusieurs siècles.

Marchand de sable, je me sens seul
Je suis comme drapé dans un linceul
S'il te plaît avant que ton règne s'achève
Marchand de sable donne moi un rêve


Le chant devient plus léger, désormais porteur d’un nouvel espoir

Marchand de sable, Donne moi un rêve.
Fait la plus mignonne qu'une lune qui se lève.
Donne lui la force, de chasser cette horreur
Et que ses nuits ne soient plus faites de torpeur


Le vent se calme un peu, sa voix s’estompe, Celle de l'auteure devient plus légère, reprenant un timbre plus aigu, comme celui d'une jeune fille.

Oooh Marchand de sable, je me sens seule
Je suis comme drapée dans un linceul
S'il te plaît avant que ton règne s'achève
Marchand de sable donne-moi un rêve


La voix reprend un timbre normal, mais devient multiple. Elle semble petit a petit plus chargée du poids de nombreuses épreuves, de la joie, de la peur, de l’espoir.

Oooh Marchand de sable, Donne-nous un rêve.
Fait la plus mignonne qu'une lune qui se lève.
Donne-lui des pensées de roses et de douceur
Et que ses nuits ne soient plus faites de torpeur


Le chant redevient léger, reprenant sa parrure de jeune fille. La magie de la musique semble communiquer, et un tableau se dépeint dans l'esprit du lecteur.
Apparaît petit à petit un monde en ruine sur fond d’un ciel rougeoyant comme le plus vif des couchers de soleil. Son sol est constitué d’une masse grouillante de pattes insectoides noires formant un monticule pour venir frapper le soleil dans le ciel. Un soleil étrange, un Miroir géant. Comme une porte entre deux mondes.


Oooh Marchand de sable, je me sens seule
Je suis comme drapée dans un linceul
S'il te plaît avant que ton règne s'achève
Marchand de sable donne moi un rêve


Flottant et dérivant lentement dans le ciel de ce monde apocalyptique, à proximité du miroir et des pattes le frappant, on trouve le sommet d’une tour en ruine. Elle semble être l’étrange vaisseau d’une jeune fille, seule et apeurée. Elle a bariolé son sommet de tour de dessins à la craie et fixe le miroir avec espoir. Le miroir se fendille et se brise. Elle tend alors la main vers lui avant d’être noyée dans un flash aveuglant.


Le vent chaud et sec reprend de la vigueur, sa voix revient accompagner celle de la chanteuse qui reprend son timbre assez grave pour reformer leur étrange chœur. Ensemble, ils formulent un souhait.

Marchand de sable, Donne moi un rêve.
Fait la plus mignonne qu'une lune qui se lève.
Donne-lui des pensées de roses et de douceur
Et que ses nuits ne soient plus faites de torpeur


Les dernières notes continuent de tinter, comme l’écho d’un souhait chérit au plus profond de son cœur. Enfin, lentement, le vent du désert s'estompe après avoir formulé son souhait, son souffle mourant avec les dernières notes, et enfin, la magie du livre se dissipe.
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Re: L'éveil de Coleoptys - Epilogue

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