Rapport. Retour chez les Vaghetti, tentative de sauvetage de Lena.

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Rapport. Retour chez les Vaghetti, tentative de sauvetage de Lena.

Message par Tezca le Jeu 26 Oct - 23:30


Rapport. Retour chez les Vaghetti, tentative de sauvetage de Lena.

Le vingt sixieme jour du dixieme mois de l'an deux cent quatre vingt six.

Par l'éclaireuse Tezca Nerwende Rosendilme.


Le groupe était composé de Bondoulfe, Ikhlas, Uther, Livia, Mara, Kahelya, et moi même.



Arrivée sur place nous voyons les parents de Lena...mais ils ont des comportements bizzares.

Bien vite ils se mettent a enfler et explosent en tachant de nous emporter dans la mort avec eux.

Les parents avaient des bestioles en eux qui se sont faites exploser en déchiquetant l'abdomen.
Uther et Kahe sont un peu sonnés mais il y a plus de peur que de mal.

Tout le monde semble vouloir se préoccuper de la caverne, personne ne souhaite m'aider à visiter la maison malgré mes propositions. Avec vigilance je commence seule mes investigations.

Dans la maison des traces de lutte. Tout es sans dessus dessous.
La scène est assez facile a reconstituer. Quelque chose ou quelqu'un s'est précipité dans la chambre de la fille.
Une table est cassée, quelqu'un s'est violement fait projeter dessus. On y voit du sang, humain mais aussi un liquide noiratre.

Soudainement j'entend un bruit sous un tas de débris. Quelque chose me tournait autour pour me prendre a revers.
Un scolopendre de deux mètres de long pour un demi-mètre de large. Ma lame n'a pas faillit et la bestiolle s'est empallée dessus. De ma dague j'ai pu l'empêcher plutôt efficacement de me mordre en le blessant gravement a la tête. Puis j'ai réussi a le fendre en deux.

Pendant le combat une explosion a retenti à l'exterieur.

En regardant par la fenêtre les autres étaient un peu sonnés mais tout le monde semblait bien aller. Ils ont fait sauter la porte de la caverne.

J'ai rapidement découpé la tête de la bestiole pour étude ulterieures et comme trophée, puis je me suis rendu dans la chambre de Lena.

Dans la chambre une chose m'a sauté aux yeux, les draps étaient plein de trous, lacérrés, quelque chose a voulu agresser la jeune fille mais il n'y avait que des coussins dans le lit pour simuler une présence.
L'akhoul voulait donc la tuer.

Sous le lit j'ai trouvé un pentacle de transfert, magie géologique, fait en terre.
Lié a une autre pentacle juste a l'exterieur. Je n'ai pas trouvé l'ours en peluche.
J'ai sauté par la fenêtre.

Sur place des traces d'enlèvement, quelqu'un a kidnappé la jeune fille dans un sac. La piste part vers la route de Vélia.

Je rejoint les autres dans la caverne.
Une sorte de reine araignée s'y trouve. Elle ne daigne répondre qu'a Ikhlas visiblement.

Elle parle de liberer les deux individus. Quand le tas de chair informe commence a se décomposer je suis la seule a sembler vouloir sauver les parents. L'odeur est putride mais je trouve rapidement un bras. J'arrive a dégager le père avec difficultée en pestant de manière passive aggressive sur mes camarades, tous trop omnubilés par la reine araignée pour pouvoir m'aider. Finalement Kahelya m'aide pour sauver la mère mais reste très distraite par la conversation d'Ikhlas avec l'akhoul alors qu'il est le seul a sembler pouvoirr interagir avec. Je lui tartine un peu de jus de tas de chair sur les joues pour l'aider a se concentrer.

Heureusement pour la mère, l'akhoul s'en va et Kahe m'aide plus efficacement.

Les autres finissent par sortir de leur étrange transe fascinative et se sortent les doigts mais la mère est déja extraite.

Nous sortons les victimes qui restent très confuses, voir inconsciente pour le cas de la mère, Delphine Vaghetti. Ernesto finira d'ailleur par la rejoindre dans l'inconscience.

Nous reprenons la piste que j'avais décelée avec Kahelya. Pendant que les autres néttoyaient un peu les lieux suite aux explosion des copie de parents qui ont mis de la chair partout.

Pistant les traces là ou je les avait laissées, nous avons trouvé les traces d'un chariot lourd, que nous avons réussi a suivre également. Il semblait ensuite être sorti de la route. Les traces devinrent plus difficiles a suivres mais nous avons fini par arriver dans un vieu relais de travail abandonné. Le chariot se trouvait dans un hangar. Nous avons trouvé des traces de pas profondes, ce qui suggère que la personne était chargée, probablement du sac.

Les traces allaient jusqu'a une maison voisine.

Dans la maison...nous avons trouvé Nedra, etendue sur le sol. Elle a été poignardée a plusieur reprises. Des traces de gravat autour de son cou ainsi que l'hématome suggèrent qu'elle a été étranglée par force géolitique.
Sa mort datait de 24h tout au plus vu l'aspect et la texture du sang.

La piste s'arrêtait là hélas.

Par chance Kahelyha conservait sur elle des herbes elfiques pour le rituel d'equinox. Elle n'avait pas osé les utiliser de peur des esprits qu'elle allait rencontrer.

Pour ma part...je suis plus vieille, experimentée...et par chance...avec ma nouvelle spiritualitée, en paix avec les esprits de mon passé et en lien avec ceux de la nature.

Nous avons accomplis le rituel. J'ai brulé les herbes, respiré ses vapeurs. La mort était suffisement récente pour que l'esprit soit encore la.

Cela a mit un peu de temps pour que j'arrive à la perçevoir. Mais je l'ai vue.

L'esprit de Nedra se tenait debout. Je la voyait de plus en plus nettement. Je l'entendais de mieux en mieux.

"Jamais! Vous allez les tuer Khafar! J'ai juré de la proteger, ça ne faisait pas partie de l'accord! Traitre!

Q...Quoi? ...Non....Non !"

Elle s'élève, portant ses mains à la gorge. Puis elle est jettée a terre et semble encaisser trois coup dans le ventre.

La scène se renouvellait, chaque fois un peu plus claire. Chaque fois comblant les mots que j'entendais mal. Quand je me suis sentie prête j'ai tenté d'interagir avec l'esprit.

Elle allait recommencer sa boucle, puis semblat décontenancée, comme se rendant compte de sa mort.
Je put lire une tristesse poignante sur son visage.

"Non...j'ai failli...il va l'emmener...Syndol va commencer...Comment aurais-je pu l'arrêter..."

Elle caressat du regard sa dépouille, un regard a vous fendre l'ame. Je ne pourrai jamais oublier. Ses yeux et cette tristesse en cet instant. Je pus l'interroger brièvement. M'efforçant de ne pas oublier de details, sachant que je trouverai forcément des questions longtemps après que j'aurais aimé poser.

Khafar était son meurtrier, mais elle ne savait pas ou il avait enmené Lena.

Elle m'a expliqué que Lena faisait partie des quinze choisies pour le rituel de Syndol. (Sans doute la raison pour laquelle l'Akhoul veut tuer Lena???)
Il les stock, les récoltes.
Elle ne connaissait pas plus de détail sur le rituel. Mis a part qu'il avait un rapport avec Coleoptys, que le rituel prendrai des vies. Et que cela avait un rapport avec ce qu'est réellement Khafar. Sous ses apparence se cacherait un monstre.
Elle m'a faite promette de l'arrêter. De perçer son coeur d'une flèche et de détruire son bâton.

Sentant son esprit s'étioler, je l'ai rassurée en l'assurant de prendre la relève afin qu'elle puisse trouver la paix et lui ai demandé ce qu'elle souhaitait pour son enterrement.

Elle m'explicat qu'elle voulait rejoindre le vent qui jadis faisait danser ses cheveux. Son légèr sourire accompagné d'une larme soulageant mon coeur bien allourdit.

Plus tard, conformément à ses souhaits, nous rendions les derniers hommages à sa dépouille.

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Message par Ikhlas le Ven 27 Oct - 1:46

J'admet que lorsque je l'ai vu dans la caverne, mon esprit s'est détaché de mon environnement. Il y a une sorte de macabre fascination qui accompagne cette femme araignée. Il y a la peur, de ses pouvoirs, de ce qu'elle est capable de faire, de son aspect inhumain, mais il y a également la séduction dans ses gestes et ses soupirs lascifs, dans cette colère et cette lassitude qui semble expliquer une partie de son attitude. Ses connaissances sont immenses, sans aucun doute. Et sans conteste pourrait-elle nous révéler de bien sombres secrets sur cette guerre où nous avons été entraînés bien malgré nous.
Quelque part, et cela me terrifie, il me semble la connaître depuis longtemps, d'avoir toujours su qu'elle se trouvait là quelque part et qu'elle reviendrait. D'ailleurs, cela m'avait été promis ; l'Akhoul, multiple, infini, dont les racines sont profondément enfoncées dans le labyrinthe de nos mondes, ne peut mourir vraiment. Entité à la fois tangible et intangible, se nourrissant du savoir universel avec une avidité manifeste.

A la réflexion, il me semble que cette reine, ou cette princesse, ce pouvoir de l'Akhoul soit en vérité ma Némésis. Le plus extraordinaire des adversaire, tellement noir, tellement énorme, si riche de connaissances... Le pire sans doute, reste cette pensée lancinante qui me vient et qui me suggère à mi-voix que je serais capable de la comprendre, qu'elle serait peut-être mon miroir déformé, l'Enfer selon ma perception personnelle. Car, à quoi ressemble l'enfer si ce n'est aux péchés avides auxquels on a toujours craint de céder ? Les ténèbres ne sont pas  tout à fait rebutantes comme on le prétend souvent. Non, elle sont attirantes et perverses, elles séduisent nos âmes et font écho à nos désirs les plus secrètement tus.


Ainsi comme écrivait Al-Majiri dans son "Ghâyat-Al-hakîm" : "Tu es si secret que ta nature n'est pas connue, tu es si subtil que tu ne peux être défini par aucun qualificatif, car avec le masculin tu es masculin, avec le féminin tu es féminin, avec la clarté du jour tu possèdes la nature du jour, avec l'ombre de la nuit tu possèdes la nature de la nuit ; tu rivalises avec tout cela dans sa nature et te fais semblable à cela dans tous ses modes d'être. Tel es-tu."

J'ai envie de la suivre dans le rêve de Coleoptys, cette espérance mâtinée d'un profond dégoût ne peut guère me quitter tandis qu'elle murmure dans mon esprit ses douces paroles d'absolution, tandis qu'elle me promet ce savoir tentateur dont j'aimerais comprendre les ramifications immortelles. Je sais que je dois être prudent, plus sagace et plus méfiant que jamais. Aal me commande de résister à cette étreinte griffue semant la discorde dans mes pensées, de ne pas m'y abandonner tout à fait dans cette crainte que je n'abandonne dans cette toile, les derniers vestiges de mon humanité. Pourtant... Elle a raison. J'ai envie de savoir.

- Extrait du carnet d'Ikhlas -

Selon les propos échangés avec la fille de l'Akhoul, sa présence à la ferme Vaghetti consistait à capturer la fillette Léna. Alors qu'elle nous a fait croire qu'elle n'attendait pas notre venue et que la colère brillait dans son regard, sa position de prime abord, sa réaction à notre intrusion, laissait suggérer le contraire. J'ai pensé, tout d'abord, qu'elle nous attendait. Je ne saurais certifier l'une ou l'autre de ces hypothèses. Après tout, nous sommes face au Chaos, à la discorde en personne.
Elle ne nous a pas attaqué. Du moins, pas personnellement. Je crois que les scolopendres qui lui sont détachés s'occupent fort bien de cette partie là de son plan. Nous avons encore dû faire face aux répliques extérieures parfaites du couple Vaghetti, Ernesto et Delphine. Mais nous connaissons ces méthodes propres à notre ennemi et, de fait, la ruse a vite été évincé.
Bondoulfe et moi-même nous sommes intéressés à cette porte qui barricadait l'entrée de la grotte. Bien que mon vieil ami ait tenté par trois fois de la faire céder par la magie du feu, un sortilège puissant absorbait les flammes qu'il projetait. J'ai finalement trouvé le sceau central, au milieu de la porte, mais malgré mes tentatives pour en altérer les lignes, il a fallut l'intervention de la jeune Mara pour le briser. Chose qu'elle a fait avec une aisance particulièrement stupéfiante.
Mara a tenté de nous prévenir de l'importance de ne pas utiliser le feu. Mais dans sa peur qui rendait son langage haché et difficile à comprendre, je crois que nous n'avons compris que trop tard. L'explosion qui a suivit nous a tous projeté sur plusieurs mètres au sol, comme de vulgaires poupées de chiffons. Dans la grotte, elle se trouvait là, magnifique et horrible, prés d'une colonne de chair informe et d'un portail dimensionnel, entourée de ce battement de cœur obsédant qui se répercutait dans nos esprits, jusqu'à faire vibrer nos estomacs.


Nous avons principalement parlé. La fille de l'Akhoul nous a révélé qu'elle espérait emmener la jeune Léna, en se servant de ses parents répliqués comme outil d'obtention, mais qu'il semblait qu'elle-même ait été devancé. La fillette disparue, la raison de sa présence a finalement pris un air de mise à nu, en la piégeant face à nous. Cette rencontre a parut grandement l'indisposer, sa fureur d'être arrivée trop tard n'en était que plus perceptible. Je crois que Kahelyha en a malheureusement fait les frais. La princesse ( ou reine ) a également suggéré que Om'Roktu, cette créature canine dont parle mes compagnons régulièrement depuis l'expédition à la Futaie des Songes, cherchait aussi l'enfant et que nos rencontres semblaient grandement le contrarier.


"Il arrive..;" a t-elle dit. "Il n'aime pas que nous nous voyons..."

Je ne saurais cependant affirmer le sens caché de ces propos. Ils paraissent suggérer que la créature canine poursuit sa propre route et ses propres intérêts. Y aurait-il donc, non pas deux, mais trois camps qui s'affrontent et s'opposent ? La fille de l'Akhoul révéla également que sa mère se trouvait prisonnière de cette autre reine dont nous avons tous rêvés. Cette reine, dont je suis visiblement le meurtrier, nous a été présenté comme étant l'instigatrice d'un processus d'expansion territorial.

"Je suis ce que vous redouter de voir dans le regard des autres, je suis une fille vengeresse..."

La fille de l'Akhoul nous a également parler de notre implication dans cette guerre. Que nous y étions mêlés depuis bien longtemps déjà. Que notre monde, après celui de l'Akhoul, disparaitrait au terme de cette bataille. Que nous ne pouvions y échapper et que s'il advenait que nous osions contrarier ses projets, elle nous détruirait. A la question qui lui a été posé concernant les solutions à sa portée, elle a semblé las et nous a répondu qu'elle avait tout tenté. J'imagine donc, après réflexion, qu'elle n'a effectivement qu'un choix restreint et une fenêtre d'action tout aussi réduite. La vengeance la conduit donc à de grandes extrémités par conséquences plutôt que par plaisir ? La question qui se pose en suivant serait donc celle-ci ; Si la situation à laquelle l'Akhoul est confrontée présentement ne lui était pas aussi préjudiciable, se comporterait-elle différemment ? Est-elle une entité neutre de base ou ne l'est-elle pas ? Sa considération pour les êtres qui peuplent notre monde semble relativement réduite également. Elle utilisa le terme de "singes" suggérant notre nature débilitante et volubile, sans doute en partie expliquée par la brièveté de nos vies. L'Akhoul, tellement énorme, tellement répandue, infinie et immortelle nous voit-elle comme une armée de fourmis ? Insignifiants, mortels, nombreux mais sans prise sur l'espace et le temps. Cette indifférence n'est, pour moi, aucunement le gage d'une essence naturellement noire, puisque nous savons que la conscience de ces êtres supérieurs se situe en dehors de notre propre conscience et s'établit en degrés à l'échelle universelle.

La fille de l'Akhoul a bien compris que je voulais savoir. Aussi m'a t-elle invité dans le songe de Coleoptys, dans l'idée de répondre à mes questionnements, en utilisant la pierre récupérée plusieurs mois auparavant dans l'ossuaire de Velia. Elle semble vouloir libérer sa mère de ses geôles, en tuant la reine qui la retient enfermée et paraît observer ce crime comme une nécessité ne s’embarrassant d'aucune considérations morales.

"Est-ce un crime que de tuer un tyran ?..."

J'imagine qu'en récompense aux réponses qu'elle m'aura fournit, le marché impliquera que je sois effectivement le meurtrier de cette reine dans son château d'or. Il y a également une pensé qui me vient à l'esprit et que je pense cruciale ; Sommes-nous trop faibles, ou trop jeunes, pour ne pas risquer la folie en acceptant et en accueillant ces réponses qui nous intriguent et nous bouleversent à la fois ? Aurons-nous la capacité mentale d'envisager l'Absolu sans aucun filtre, là où se mêlent le réel et le rêve ?

Lorsque la fille de l'Akhoul s'en est allée, après une démonstration de l'impact de son pouvoir sur le pauvre Uther, le portail s'est effacé comme s'il n'avait jamais existé. La colonne de chair s'est dilatée pour rendre possible l'extraction du couple Vaghetti.
En dernière observation, j'ai pu remarquer que les corps des deux fermiers comportaient un grand nombre de morsures insectoïdes. Exactement les mêmes que celle que je porte aujourd'hui au bras. De plus, les répliquants Vaghetti, au contraire de ceux de Velia, ont littéralement implosés de l'intérieur comme si des pattes d'insectes les avaient déchiquetés. Est-il possible que le scolopendre m'ayant tantôt mordu soit aujourd'hui capable de produire une réplique parfaite de ma personne ? Si tel est le cas, mieux vaut se montrer vigilants.


- Rapport complémentaire et réflexion d'Ikhlas -
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